Au XIXe siècle, les hôtels d’Eaux-Bonnes accueillaient plusieurs milliers de visiteurs chaque saison. La haute société européenne venait y prendre les eaux, fréquenter les salons et marcher sur les promenades aménagées à flanc de montagne.

La journée avait commencé en Espagne, au pied des sommets du Val d’Aran. Elle devait s’achever 260 kilomètres plus loin, à Formigal. Entre les deux : le Portillon, Peyresourde, Azet, la Hourquette d’Ancizan, le Tourmalet, le Soulor et l’Aubisque. Une traversée des Pyrénées par leurs routes les plus spectaculaires. Puis, après plus de 200 kilomètres, une ville surgit sous la montagne. Des palaces immenses. Des façades silencieuses. Les vestiges d’un monde construit autour des sources, des curistes et d’une impératrice. Bienvenue à Eaux-Bonnes.

Au bout de la route de l’Aubisque, les Pyrénées cachent une ancienne cité thermale dont les dimensions racontent encore la grandeur disparue.

Au XIXe siècle, les hôtels d’Eaux-Bonnes accueillaient plusieurs milliers de visiteurs chaque saison. La haute société européenne venait y prendre les eaux, fréquenter les salons et marcher sur les promenades aménagées à flanc de montagne.
200 kilomètres de cols avant de changer d’époque
Depuis Baqueira, la route passe sans cesse d’une vallée à l’autre.
Les premiers cols s’enchaînent rapidement. Portillon. Peyresourde. Azet. Puis la Hourquette d’Ancizan ouvre la voie vers le Tourmalet.
Plus à l’ouest, le Soulor marque l’entrée dans un autre décor. La chaussée se resserre, traverse des tunnels et s’accroche aux parois du cirque du Litor avant d’atteindre l’Aubisque.
La descente plonge ensuite vers Gourette. Quelques kilomètres plus bas, les paysages d’altitude laissent place à d’imposantes façades serrées au fond de la vallée.
Eaux-Bonnes apparaît presque sans prévenir.
Les sources d’Eaux-Bonnes attirent des visiteurs depuis plusieurs siècles. Des soldats blessés y auraient déjà cherché un remède au XVIe siècle.
Mais la véritable métamorphose commence trois cents ans plus tard.
Le thermalisme devient une mode européenne. La montagne se couvre d’hôtels, de jardins et de promenades. Eugénie de Montijo, future épouse de Napoléon III, séjourne dans la station et participe à sa renommée.
Eaux-Bonnes devient alors une ville mondaine. On y vient pour se soigner, mais aussi pour être vu.
La route reliant le Soulor à l’Aubisque appartient elle-même à cette histoire. Elle fut aménagée pour connecter les grandes stations thermales pyrénéennes. Sans le savoir, notre étape suivait donc l’itinéraire des voyageurs du Second Empire.
Puis la fréquentation décline. Les guerres transforment les hôtels en lieux d’accueil pour les blessés, puis en espaces d’assignation pendant l’Occupation. Les établissements ferment progressivement, laissant derrière eux une ville devenue trop grande pour sa propre population.

Après Eaux-Bonnes, la route rejoint Laruns, remonte la vallée d’Ossau puis franchit le Pourtalet avant de retrouver l’Espagne.
Le Tourmalet, le Soulor et l’Aubisque auraient déjà suffi à rendre cette étape exceptionnelle.
Eaux-Bonnes lui donne autre chose : la sensation d’avoir traversé, pendant quelques kilomètres, les vestiges d’un monde disparu.
Guillaume @brooap
Moto : Moto Guzzi V85 TT (article complet dans la section Moto)
Casque : SHOEI NeoTec 3
Equipement 4 saisons : Rev’It
Merci à AMV pour l’invitation sur la Transpy AMV Legende
Photos Lionel Beylot
La journée avait commencé en Espagne, au pied des sommets du Val d’Aran. Elle devait s’achever 260 kilomètres plus loin, à Formigal. Entre les deux : le Portillon, Peyresourde, Azet, la Hourquette d’Ancizan, le Tourmalet, le Soulor et l’Aubisque. Une traversée des Pyrénées par leurs routes les plus spectaculaires. Puis, après plus de 200 kilomètres, une ville surgit sous la montagne. Des palaces immenses. Des façades silencieuses. Les vestiges d’un monde construit autour des sources, des curistes et d’une impératrice. Bienvenue à Eaux-Bonnes.

Au bout de la route de l’Aubisque, les Pyrénées cachent une ancienne cité thermale dont les dimensions racontent encore la grandeur disparue.
Au XIXe siècle, les hôtels d’Eaux-Bonnes accueillaient plusieurs milliers de visiteurs chaque saison. La haute société européenne venait y prendre les eaux, fréquenter les salons et marcher sur les promenades aménagées à flanc de montagne.

200 kilomètres de cols avant de changer d’époque
Depuis Baqueira, la route passe sans cesse d’une vallée à l’autre.
Les premiers cols s’enchaînent rapidement. Portillon. Peyresourde. Azet. Puis la Hourquette d’Ancizan ouvre la voie vers le Tourmalet.
Plus à l’ouest, le Soulor marque l’entrée dans un autre décor. La chaussée se resserre, traverse des tunnels et s’accroche aux parois du cirque du Litor avant d’atteindre l’Aubisque.
La descente plonge ensuite vers Gourette. Quelques kilomètres plus bas, les paysages d’altitude laissent place à d’imposantes façades serrées au fond de la vallée.
Eaux-Bonnes apparaît presque sans prévenir.
Après Eaux-Bonnes, la route rejoint Laruns, remonte la vallée d’Ossau puis franchit le Pourtalet avant de retrouver l’Espagne.
Le Tourmalet, le Soulor et l’Aubisque auraient déjà suffi à rendre cette étape exceptionnelle.
Eaux-Bonnes lui donne autre chose : la sensation d’avoir traversé, pendant quelques kilomètres, les vestiges d’un monde disparu.
Guillaume @brooap
Moto : Moto Guzzi V85 TT (article complet dans la section Moto)
Casque : SHOEI NeoTec 3
Equipement 4 saisons : Rev’It
Merci à AMV pour l’invitation sur la Transpy AMV Legende
Photos Lionel Beylot


