Jack Brabham : du mécano au champion de F1 en 1966
En 1946, Jack Brabham et son pote américain Johnny Schonberg partent chercher du surplus militaire pour équiper un atelier. Leur virée les conduit à une course nocturne de midgets. De petites monoplaces qui se tirent la bourre sur un ovale. Johnny connaît bien le genre. Jack, lui, trouve surtout que ces types sont un peu cinglés.Son truc, depuis toujours, c’est la mécanique. Les véhicules de l’épicerie paternelle, qu’il apprend à conduire et à entretenir dès douze ans. Puis les moteurs de la Royal Australian Air Force. Démonter, comprendre, réparer. Tourner en rond au milieu des autres lui paraît nettement moins indispensable. Difficile d’imaginer que ce jeune homme réticent deviendra le seul pilote champion du monde de Formule 1 au volant d’une voiture construite par sa propre écurie et portant son nom. Cela arrivera en 1966. Soixante ans plus tard, personne n’a recommencé.


















