Le corps parfois comme seule limite
Le freestyle motocross parle souvent de risque. Chez Torronteras, ce risque n’a jamais été QUE théorique.
Sa carrière est jalonnée de chutes lourdes et de blessures sérieuses. La plus documentée intervient en 2016, lors d’un show à Llinars del Vallès, où il se fracture les deux chevilles et subit des blessures internes importantes. Il disparaît des terrains pendant de longs mois, puis revient.
Au fil de sa carrière, les blessures s’accumulent :
clavicule, côtes, épaules, poignets, chevilles, atteintes pulmonaires, commotions cérébrales. Rien de spectaculaire à l’écran, rien de glorifié. Bilan un corps qui encaisse, souvent plus que la moyenne.
Et pour avoir expérimenté bien malgré lui le retrait des avant-postes le temps de la guérison, il déclare :
« Dans ce sport, si tu te blesses, on t’oublie. Et si tu meurs, on passe à autre chose. »
Et pourtant, le mec revient, il repart, toujours plus haut, plus fort, plus vite, jusqu'au bout de l'extrême limite (si tu es né après 2000, tu ne peux pas comprendre cette réf mais on t'en veut pas tu sais...
Bref, le gars a un cerveau sans conteste, mais une tendance à avoir NO FUTURE tatoué sur les cellules grises....et putain c'est ça que c'est bon!








