Ces deux-là vont fonder JT Racing. Et ils vont comprendre un truc que personne ne capte encore à ce moment : le motocross n’est pas seulement une discipline mais un fucking cool vecteur d'image
Le premier vrai coup de JT Racing, c’est le nylon.
À une époque où le cuir domine, JT introduit des pantalons plus légers, plus souples, plus modernes. Les pilotes bougent mieux. Ils respirent mieux. Ils ont l’air plus rapides, même à l’arrêt.
Le détail qui change tout : la silhouette.
Tu modifies la silhouette, tu modifies la perception.
Et la perception, c’est le début du marketing.
Puis arrive le deuxième coup.
Habiller les mecs qui gagnent.
Le regretté Marty Smith (un des premiers champion avec une gueule qui disparaîtra avec sa compagne dans un accident de la route) devient l’un des visages de cette nouvelle vague. Double champion AMA 125, jeune, californien, médiatique. Il gagne. Et sur les photos, c’est JT qu’on voit.
Puis dans les années 80, la machine s’emballe. JT Racing devient une marque qui fait gagner.
David Bailey.
Ricky Johnson.
Des rivalités mythiques. Des courses télévisées où l'on repère les looks improbables. Des posters partout.
JT est sur les épaules des vainqueurs. Et là, le paddock commence à ressembler à autre chose qu’un club libertin gay allemand des années 70.
Il devient visuel. Presque spectaculaire. Juste cooooooooo!.
JT a amorcé sa renaissance.
Comme dans les années 70, JT est en train de faire son come-back via les terrains poussiéreux. La plupart du temps sur le dos de darons nostalgiques, mais aussi pour saper les trentenaires nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont pas connue, alors qu'ils étaient encore bien au chaud dans les bourses de papa.
La panoplie moustache + vieux trails refaits à neuf à coups de Livret A est complétée par des rééditions de jerseys JT Racing et “c’est OK”, comme dit ma psy à longueur de consultation à 95 boules sa race.
Mais le vrai come-back de JT Racing arrive. Car la marque se vend à prix d’or sur Vinted et des gamins commencent à porter des casquettes Camel en ignorant que c’était un truc marqué sur la drogue préférée de leur arrière-pépé, parti rejoindre les étoiles en toussant.
Parce que JT, c’est ça. Une marque qui s’est un jour échappée d’un coffre de voiture pour permettre à l’individu de répondre à un besoin primaire non listé dans la putain de pyramide de Maslow : être remarqué.
Longue vie à JT Racing USA. Ce n’est que le début de la fin du début et ça fait plais’.
Guillaume
(la dernière photo je l'ai péta sur un forum de discussion. Si vous reconnaissez la personne écrivez nous à hey @ brooapfr)