Le nouveau champion du Monde de F1 a une étrange filiation avec ce pilote culte des années 90...

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Lando Norris champion du monde, c'est un parallèle marrant avec Damon Hill

Lando Norris champion du monde. Qui aurait parié ça en 2020 quand McLaren battait des records… de paintwork fluo plutôt que de podiums ? Et pourtant à l’arrivée, les larmes coulent, le casque reste baissé et la radio crépite : « I can’t believe it… I can’t believe it. » Ce moment n’a pas seulement mis fin à l’ère Verstappen, il a réveillé un précédent improbable, un truc oublié au fond du paddock depuis 1996. Un nom : Damon Hill.

Un titre qui fait étonnement écho à l'Histoire de la F1

Lando Norris contre Vertsappen, un remake de Hill contre Schumacher

Après ses titres 1994 et 1995, Michael Schumacher apparaît déjà comme le futur patron de la F1. Une domination totale ne se matérialisera que plus tard chez Ferrari entre 2000 et 2004, mais l’Allemand est dès le milieu des années 90 la référence absolue du paddock.
Le pilote qui interrompt cette montée en puissance, c’est Damon Hill en 1996 : un Britannique que beaucoup n’imaginaient pas capable de tenir tête au phénomène allemand.

Vingt-neuf ans plus tard, la F1 vit une configuration similaire. Max Verstappen reste le champion en titre 2021, 2022, 2023 et 2024, soutenu par une machine Red Bull conçue par Adrian Newey et une équipe qui tourne à la perfection. Tout semblait verrouillé pour une nouvelle saison de domination.

Mais en 2025, la dynamique se fissure. Et c’est un pilote né en 1999, plus habitué à iRacing qu’aux posters de Senna, qui profite de l’ouverture. Lando Norris met fin à l’ère Verstappen, comme Hill avait su freiner la montée en puissance du Schumacher des années 90.

De la risée de Netflix aux larmes sur le podium...

Que ce soit pour Damon Hill ou pour Lando Norris, tous les deux ont été champions alors que leur team sortait tout juste d’un gouffre.

Trois saisons avant leur titre, Damon Hill comme Lando Norris roulaient dans des équipes qui vivaient l’une des périodes les plus difficiles de leur histoire récente.

Williams traverse une phase traumatisante après la disparition de Senna en 1994, et doit se reconstruire autant mentalement que techniquement. En 1996, l’équipe retrouve sa pleine puissance et Hill devient champion.

Chez McLaren, le trou est encore plus profond : entre 2015 et 2018, l’équipe vit une des pires séquences de son histoire contemporaine. Le moteur Honda accumule les casses, les points deviennent des trophées, et les memes tournent plus vite que les voitures. En 2020, McLaren amorce un redressement. En 2023, elle redevient compétitive. Et en 2025, elle retrouve enfin les sommets avec Norris.

Un combat remporté aussi face à leur propre co-équipier

En 1996, Damon Hill a son plus gros rival… dans son propre garage. Jacques Villeneuve, rookie surdoué, déboule en F1 avec une hype colossale. Il attaque sans retenue et Hill se retrouve placé face à un duel interne qui peut lui coûter le titre.
Mais au fil de la saison, Villeneuve commet des erreurs, cède à la pression, et rate ses derniers weekends décisifs. À Suzuka, Hill conclut, Villeneuve s’effondre.

En 2025, scénario similaire… ou presque. Oscar Piastri pousse réellement Norris dans ses retranchements, comme l’a reconnu Andrea Stella dès 2023 : « Oscar met Lando sous pression, il le force à rester au niveau ». L’Australien signe plusieurs références : une qualif à 46 millièmes de Norris à Silverstone, une victoire en sprint au Qatar devant lui, et un début de saison 2024 solide, avec meilleur rythme que Norris en Arabie Saoudite selon les données officielles, puis un top 4 en Australie.

Mais sur une saison entière, Piastri reste irrégulier. C’est le constat unanime : ultra-rapide sur un tour, mais encore sujet à des dimanches qui se délitent.
Norris, lui, progresse dans l’autre sens. Moins d’erreurs, plus de constance, une gestion de la pression qui monte en puissance.
Cette différence de régularité, plus que la vitesse pure, finit par faire basculer la saison en faveur du Britannique.

Le passeur de millénaire

Tu te souviens quand tu révisais ton bac pendant que ta petite sœur hurlait « Tu m’oublieras » de Larusso dans le salon ? Eh bien pendant ce chaos domestique typique des années 90, Lando Norris voyait le jour. 1999, tout au bout du siècle dernier.

Vingt-six ans plus tard, il devient champion du monde, un gamin qui appartient à la dernière génération née avant l’explosion totale du numérique, quand internet faisait encore un bruit de modem, quand Schumacher empilait les victoires et quand Häkkinen ramenait McLaren au sommet.

Son titre ressemble à une passation de témoin : une génération élevée à la PlayStation, à Fast & Furious et aux premiers jeux F1 de Codemasters, qui débarque dans un sport désormais optimisé, télémétré et mis en scène sur ton feed Instagram.

Norris, c’est le pont entre deux mondes : né dans l’analogique, sacré dans l’algorithmique. Un passeur de millénaire, tout simplement.

(Photo ici avec notre Dorian Boccolacci National! Et si t'as pas cooommpris cet article, demande à Dorian). 

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https://www.brooap.fr/articles/le-nouveau-champion-du-monde-de-f1-a-une-etrange-filiation-avec-ce-pilote-culte-des-annees-90

Lando Norris champion du monde, c'est un parallèle marrant avec Damon Hill

Lando Norris champion du monde. Qui aurait parié ça en 2020 quand McLaren battait des records… de paintwork fluo plutôt que de podiums ? Et pourtant à l’arrivée, les larmes coulent, le casque reste baissé et la radio crépite : « I can’t believe it… I can’t believe it. » Ce moment n’a pas seulement mis fin à l’ère Verstappen, il a réveillé un précédent improbable, un truc oublié au fond du paddock depuis 1996. Un nom : Damon Hill.

Un titre qui fait étonnement écho à l'Histoire de la F1

Lando Norris contre Vertsappen, un remake de Hill contre Schumacher

Après ses titres 1994 et 1995, Michael Schumacher apparaît déjà comme le futur patron de la F1. Une domination totale ne se matérialisera que plus tard chez Ferrari entre 2000 et 2004, mais l’Allemand est dès le milieu des années 90 la référence absolue du paddock.
Le pilote qui interrompt cette montée en puissance, c’est Damon Hill en 1996 : un Britannique que beaucoup n’imaginaient pas capable de tenir tête au phénomène allemand.

Vingt-neuf ans plus tard, la F1 vit une configuration similaire. Max Verstappen reste le champion en titre 2021, 2022, 2023 et 2024, soutenu par une machine Red Bull conçue par Adrian Newey et une équipe qui tourne à la perfection. Tout semblait verrouillé pour une nouvelle saison de domination.

Mais en 2025, la dynamique se fissure. Et c’est un pilote né en 1999, plus habitué à iRacing qu’aux posters de Senna, qui profite de l’ouverture. Lando Norris met fin à l’ère Verstappen, comme Hill avait su freiner la montée en puissance du Schumacher des années 90.

De la risée de Netflix aux larmes sur le podium...

Que ce soit pour Damon Hill ou pour Lando Norris, tous les deux ont été champions alors que leur team sortait tout juste d’un gouffre.

Trois saisons avant leur titre, Damon Hill comme Lando Norris roulaient dans des équipes qui vivaient l’une des périodes les plus difficiles de leur histoire récente.

Williams traverse une phase traumatisante après la disparition de Senna en 1994, et doit se reconstruire autant mentalement que techniquement. En 1996, l’équipe retrouve sa pleine puissance et Hill devient champion.

Chez McLaren, le trou est encore plus profond : entre 2015 et 2018, l’équipe vit une des pires séquences de son histoire contemporaine. Le moteur Honda accumule les casses, les points deviennent des trophées, et les memes tournent plus vite que les voitures. En 2020, McLaren amorce un redressement. En 2023, elle redevient compétitive. Et en 2025, elle retrouve enfin les sommets avec Norris.

Le passeur de millénaire

Tu te souviens quand tu révisais ton bac pendant que ta petite sœur hurlait « Tu m’oublieras » de Larusso dans le salon ? Eh bien pendant ce chaos domestique typique des années 90, Lando Norris voyait le jour. 1999, tout au bout du siècle dernier.

Vingt-six ans plus tard, il devient champion du monde, un gamin qui appartient à la dernière génération née avant l’explosion totale du numérique, quand internet faisait encore un bruit de modem, quand Schumacher empilait les victoires et quand Häkkinen ramenait McLaren au sommet.

Son titre ressemble à une passation de témoin : une génération élevée à la PlayStation, à Fast & Furious et aux premiers jeux F1 de Codemasters, qui débarque dans un sport désormais optimisé, télémétré et mis en scène sur ton feed Instagram.

Norris, c’est le pont entre deux mondes : né dans l’analogique, sacré dans l’algorithmique. Un passeur de millénaire, tout simplement.

(Photo ici avec notre Dorian Boccolacci National! Et si t'as pas cooommpris cet article, demande à Dorian). 

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